Ce matin, à Winnipeg, je me prépare à vivre deux journées de rencontres et de réflexion avec les personnes engagées dans la vie des communautés paroissiales de l’Archidiocèse de Saint-Boniface. Avec ma collègue Leah Perrault, nous explorerons le leadership collaboratif, non seulement comme une manière d’organiser le travail et de partager les responsabilités, mais surtout comme une façon d’être en relation. Ce passage dans l’Ouest canadien m’invite à revenir à une conviction qui traverse mes engagements : une communauté ne se construit pas simplement autour de ce que ses membres font ensemble, mais aussi à travers la qualité de leur présence, de leur écoute et de leur confiance mutuelle.
J’aborde ces rencontres avec le désir d’écouter autant que de partager. Dans des communautés marquées par des histoires, des cultures, des générations et des expériences différentes, la collaboration ne signifie pas penser de la même manière ni effacer les différences. Elle nous invite plutôt à reconnaître notre interdépendance, à accueillir ce que chacun apporte et à discerner ce qui peut émerger entre nous. Peut-être est-ce là une dimension essentielle du leadership : ne pas chercher à porter seul l’avenir d’une communauté, mais créer les conditions pour que cet avenir puisse être imaginé et construit ensemble. Mon passage à Winnipeg devient ainsi une occasion de poursuivre un apprentissage qui me tient à cœur : accompagner sans remplacer, contribuer sans imposer et demeurer ouvert à être transformé par la rencontre.

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