jeudi 27 août 2026

Et si vous deveniez animateur ou animatrice de Cercles de Pardon ?

 

Depuis quelque temps, je rencontre de plus en plus de personnes touchées par l’expérience des Cercles de Pardon et qui se demandent comment elles pourraient, à leur tour, contribuer à les faire vivre. Derrière cette question, j’entends souvent moins le désir « d’animer une activité » que celui d’offrir à d’autres un espace où il devient possible de déposer certains fardeaux, de guérir des blessures du cœur et de retrouver davantage de liberté intérieure.

Devenir animateur ou animatrice de Cercles de Pardon s’inscrit dans un cheminement. Les Cercles ont été créés par Olivier Clerc à partir de l’expérience fondatrice qu’il a vécue avec Don Miguel Ruiz. Leur animation repose sur un rituel précis, transmis dans le cadre d’une formation spécifique de l’Association Pardon International (API), et s’inscrit dans un esprit bénévole et non lucratif.

L’animateur ou l’animatrice devient ainsi gardien ou gardienne d’un espace et d’un processus. Cette posture demande à la fois présence, simplicité, respect du rituel et confiance dans ce qui peut émerger lorsque des personnes acceptent de faire ensemble un pas sur le chemin du pardon.

Si cette démarche résonne en vous et que vous aimeriez connaître les prérequis, le parcours de préparation ou les prochaines possibilités de formation, je vous invite simplement à communiquer avec moi. Il ne s’agit pas encore de s’engager, mais peut-être de commencer une conversation et de discerner si ce chemin est aussi le vôtre.

mercredi 26 août 2026

Dans la mijoteuse : prendre soin de celles et ceux qui prennent soin

 

Certaines idées ont besoin de temps avant de trouver leur forme. Elles sont, comme j’aime le dire, « dans la mijoteuse ». Ces jours-ci, une phrase revient dans mes réflexions : You deserve care too. Je la traduirais moins littéralement par « Vous méritez, vous aussi, que l’on prenne soin de vous » que par une invitation toute simple : « Prendre soin de soi aussi ». Au Centre de ressources Connexions, cette intuition pourrait prendre la forme d’une série d’ateliers sur le mieux-être destinée notamment aux personnes proches aidantes. Non pas pour ajouter une nouvelle obligation de « prendre soin de soi » à des personnes qui portent déjà beaucoup, mais pour créer des espaces où il devient possible de ralentir, d’être écouté, de retrouver ses propres ressources et, parfois simplement, de se rappeler que nos besoins comptent aussi.

Dans la même mijoteuse se trouve le développement d’ateliers autour du deuil. Le deuil ne concerne pas seulement la mort d’un être cher : il accompagne aussi la perte d’autonomie, la transformation d’une relation, le départ d’un rôle, les deuils blancs et ces nombreuses transitions qui traversent une vie. Plutôt que de considérer ces expériences comme des problèmes à résoudre, j’aimerais que nous puissions créer des espaces communautaires où elles peuvent être accueillies, nommées et partagées. Ces deux pistes : mieux-être et deuil,  me semblent finalement porter la même intuition : une communauté prend soin de ses membres lorsqu’elle crée des lieux où chacun peut déposer un peu de ce qu’il porte et retrouver, avec d’autres, la possibilité de continuer son chemin.

lundi 24 août 2026

Le leadership commence peut-être par une question : quel monde voulons-nous rendre possible?

 

Cet automne, j’aurai le plaisir d’offrir en ligne le cours HUM2510 – Fondements en leadership à l’Université Saint-Paul.

Qu’est-ce que le leadership lorsque le monde autour de nous change plus rapidement que nos réponses?

Pendant 12 semaines, nous explorerons les grandes théories du leadership, mais aussi leurs limites face aux défis écologiques, sociaux, technologiques et humains de notre époque. Nous nous intéresserons au leadership transformatif et adaptatif, à l’intelligence émotionnelle et spirituelle, à l’écoute, au dialogue, au discernement et à notre capacité de créer ensemble des relations et des conditions durables.

Le cours sera interdisciplinaire, réflexif et expérientiel. Nous apprendrons à partir des auteurs, bien sûr, mais également de situations concrètes, de nos expériences, du dialogue et de l’intelligence du groupe.

Une question accompagnera notre parcours :

« Quel monde souhaitons-nous rendre possible, et quelles conditions permettront à ce monde d’émerger? »

HUM2510 – Fondements en leadership
Automne 2026 à l'Université Saint-Paul
Cours offert en ligne, les mercredis de 13 h 30 à 16 h 30, à partir du 9 septembre 2026.

jeudi 20 août 2026

Cultiver un « nous » vivant : un laboratoire sur nos manières de travailler ensemble

 

Aujourd’hui, à l’Université Saint-Paul, une équipe en retraite choisit de transformer son temps de recul en véritable laboratoire sur l’épanouissement humain. À partir d’une préoccupation concernant l’épuisement professionnel, elle se donne l’espace nécessaire pour explorer une question profondément collective : comment voulons-nous travailler ensemble afin que notre engagement, notre créativité et notre organisation demeurent vivants, cohérents et durables? Ce laboratoire, que j’ai le privilège d’animer, invite à ralentir, à écouter ce que l’expérience cherche à nous apprendre et à cultiver les conditions d’un « nous » capable de s’épanouir.

mercredi 19 août 2026

Cultiver la vie entre nous


Nous ne pouvons pas fabriquer une relation vivante comme on construit un objet. Nous pouvons cependant cultiver les conditions qui lui permettent de grandir. Comme au jardin, cela demande de l’attention, de la patience et parfois du retrait. Il faut préparer le sol, prendre soin de ce qui est fragile, laisser de l’espace et accepter que tout ne pousse pas selon nos plans. Dans nos familles, nos milieux de travail et nos communautés, il en va de même. La qualité de ce qui devient possible entre nous dépend beaucoup de notre manière d’écouter, d’accueillir la différence, de faire place aux autres et de leur permettre d’offrir ce qu’ils portent.

Cultiver la vie entre nous, c’est aussi reconnaître que nous avons besoin les uns des autres pour nous épanouir. Nous pouvons recevoir du soutien et continuer à contribuer. Nous pouvons accompagner quelqu’un sans prendre sa place. Nous pouvons exercer un leadership sans décider de tout ce qui doit émerger. Peut-être notre responsabilité n’est-elle pas toujours de savoir exactement où aller, mais de prendre soin de ce qui nous relie et de rester attentifs à ce que le chemin nous apprend. Une question peut alors accompagner nos relations quotidiennes : qu’est-ce que ma manière d’être avec les autres rend davantage possible entre nous?