En revenant en classe pour enseigner le leadership, la spiritualité et l’accompagnement de groupes, une question me revient souvent : si nos décisions sont influencées par nos émotions, nos habitudes et ce que les autres nous montrent autour de nous, comment pouvons-nous apprendre à penser plus librement? Aujourd’hui, nous sommes constamment exposés aux réseaux sociaux, aux publicités, aux opinions et aux algorithmes. Tout cela influence notre façon de voir le monde, parfois sans que nous nous en rendions compte. Comprendre cela ne veut pas dire devenir méfiant envers tout, mais plutôt apprendre à prendre un pas de recul pour réfléchir avant de réagir.
Je crois que développer la conscience et le discernement demande d’abord de ralentir et d’apprendre à mieux s’écouter. Dans les groupes, cela veut aussi dire écouter les autres avec ouverture, sans toujours vouloir avoir raison immédiatement. Plus nous prenons conscience de nos réactions automatiques et de nos biais, plus nous pouvons faire des choix qui nous ressemblent vraiment. Pour moi, le leadership et l’accompagnement commencent là : dans la capacité de rester humain, présent et conscient de ce qui nous influence.




