Une grande partie de notre vie, nous apprenons à tenir : tenir debout, tenir nos engagements, prendre soin de notre famille, travailler et être là pour les autres. Cette capacité est importante. Elle nous aide à devenir autonomes, à faire des choix et à prendre nos responsabilités. Mais avec l’âge, une perte ou une grande transition, certaines choses peuvent changer. Ce qui nous donnait autrefois un sentiment de sécurité n’est peut-être plus aussi solide. Une question apparaît alors : si je n’ai plus besoin de tout tenir aussi fermement, qu’est-ce qui me porte? Nous pouvons découvrir que notre force ne vient pas seulement de nous-mêmes. Elle vient aussi des personnes qui nous aiment, de notre communauté, de notre corps, de la nature, de ce qui donne un sens à notre vie et, pour certains, de la spiritualité ou de la foi.
Vieillir peut ainsi nous apprendre quelque chose que nous oublions parfois : s’appuyer sur quelqu’un n’est pas s’effondrer. Après avoir passé des années à aider, à soutenir et à prendre soin des autres, il peut être difficile de recevoir à notre tour. Demander de l’aide, faire confiance ou permettre à quelqu’un de prendre soin de nous ne signifie pas perdre notre autonomie. Cela signifie reconnaître que personne ne traverse toute une vie seul. La confiance ne veut pas dire croire que rien de difficile ne nous arrivera. Elle consiste peut-être simplement à découvrir que, lorsque quelque chose arrive, nous n’avons pas toujours à le porter seuls.




