Ce portrait est inspiré du cours Stories from the Body, que je traduirais par « Les récits du corps » de Lewis Mehl-Madrona et Barbara Mainguy. Une invitation à imaginer le corps non seulement comme une réalité physique, mais comme un paysage porteur d’histoires, de mémoires, de relations et de mondes intérieurs.
Si mon corps était un paysage, qu’y trouverais-je? Des forêts et des éclaircies, certainement. Des racines, des pierres, de l’eau qui cherche son passage. Des lieux marqués par les personnes rencontrées, les pertes traversées et les recommencements. Certaines expériences prennent racine. D’autres creusent des passages. D’autres encore ouvrent en nous des espaces dont nous ignorions l’existence.
Avec les années, je cherche moins à maîtriser le chemin qu’à marcher avec ce qui se présente. Peut-être est-ce aussi cela, vieillir et accompagner : devenir suffisamment présent pour laisser coexister en soi la forêt et l’éclaircie, la pierre et l’eau, les racines et le mouvement. Non pas arriver quelque part, mais continuer à devenir, en relation avec le vivant, avec ce qui nous dépasse et avec celles et ceux qui marchent un moment à nos côtés.




