mardi 14 octobre 2008

Un monde plus vaste


"Des grenouilles dans un puits" est une expression coréenne populaire se rapportant à la conscience restreinte d'un monde beaucoup plus vaste. Une grenouille qui naît dans un puits ne connaîtra que la vie au fond de ce puits et ne soupçonnera jamais la vie extérieure qu'elle n'a pu voir. Imaginez que cette grenouille soit intuitive et qu'elle possède un sixième sens. Elle pourra raconter des histoires sur le monde extérieur, mais ses amies grenouilles ne croiront pas ses déclarations aussi extravagantes. Et même les grenouilles qui ressentent l'existence d'un monde plus élaboré et à la fois plus vaste, se sentiraient dépassées par leur réalité immédiate et leur incertitude face à ce qu'elles n'ont pas physiquement expérimenté ; la plupart seront donc encouragées par les autres grenouilles à ignorer ce qui leur échappe.

Source : Hwee-Yong Jang
Photo : www.freeimages.co.uk/

lundi 13 octobre 2008

Rendre grâce aujourd'hui


Aujourd’hui, nous célébrons au Canada, la fête de la Terre-Mère ou de l'automne. Dans presque toutes les traditions, c'est une déesse qui a donné l'aliment de base aux hommes. Dans la tradition hellène, c'est CERES, la déesse de l'agriculture qui donna le blé aux hommes. L'épi de blé est aussi l'attribut de la déesse de l'Abondance et de la Charité qui distribue à profusion les épis et toutes les nourritures qu'ils symbolisent. Il est intéressant de noter en passant que, pour les Anciens, l'abondance et la charité sont liées. Dans la grande tradition amérindienne, l’épi de maïs représente le pouvoir surnaturel qui habite la Terre-Mère d’où provient la nourriture nécessaire à la vie. Chez les Sumériens, la vigne était consacrée aux Grandes Déesses : arbre sacré, sinon divin, elle permet d’obtenir le vin, lui-même boisson des dieux.

Une belle journée pour partager notre amour abondant.

Source : Radio-Canada

dimanche 12 octobre 2008

Apprentis au centre de la Roue de la Vie


Nous sommes tous des apprentis sur la spirale qui mène au centre de la Roue de la Vie. Nous sommes tous à la recherche de ce point central, au milieu de notre Roue où nous pourrions trouver un équilibre entre les quatre directions cardinales, bien planté entre Terre et Soleil, arbre de vie en devenir. Telle est notre nature intrinsèque. Nous nous en sommes éloignés, nous n'avons pas toujours exploré toute la surface de notre Roue, mais nous cherchons tous, consciemment ou non, ce centre d'équilibre et d'harmonie. Certains ont fait plus de chemin que d'autres, mais nous sommes tous des apprentis.

Source : Maud Séjournant

samedi 11 octobre 2008

Le spirituel et la vie communautaire


Le spirituel est essentiel à la vie communautaire. La véritable spiritualité est un facteur d'unité, de réconciliation, de partage et d'entraide qui éclaire l'être sur la nature véritable du monde qui l'entoure.

Il est bon de réaliser que la meilleure école, c'est la vie. Il est contre nature d'enfermer entre quatre murs des enfants et des jeunes vibrant d'enthousiasme et prêts à découvrir la vie ; d'obliger l'enfant à observer le silence quand il veut crier et chanter ; de l'asseoir quand il veut courir ; de commander son attention lorsqu'il voudrait jouer ; de comprimer l'élan vital qui permet d'épanouir ses talents. Pourquoi ériger la connaissance rationnelle en dogme éducatif ? Pourquoi ostraciser les enfants, dans un milieu scolaire réglementé ? Souhaitons-nous former un «stéréotype conditionné» qui vivra toute sa vie selon les normes matérialistes reçues des autres ? Ou aimerions-nous plutôt former un être unique, qui apportera spontanément sa contribution irremplaçable à la vie communautaire ? C'est en intégrant les enfants le plus possible dans nos activités quotidiennes que nous contribuerons le plus à une éducation saine et équilibrée.

Source : Aigle Bleu

vendredi 10 octobre 2008

Le temps, un instrument de la souffrance


De façon générale, le futur est une réplique du passé. Des changements superficiels peuvent se produire, mais la véritable transformation est rare et dépend de notre capacité de devenir suffisamment présent pour que, en ayant accès au pouvoir du présent, le passé puisse dissoudre. Ce que nous percevons comme le futur fait intrinsèquement partie de notre état de conscience dans le moment présent. Si notre mental traîne un lourd fardeau de passé, nous répéterons les mêmes expériences, car sans présence, le passé se perpétue de lui-même. La qualité de notre conscience dans cet instant-ci façonne notre avenir, qui bien sûr ne pourra être vécu que comme le présent.

Source : Eckhart Tolle
Photo : Marquis Bureau, Notre-Dame-de-la-Salette, aujourd'hui