J’aimerais te partager une pensée simple.
Mon travail ne tient pas surtout à une théorie, à une méthode ou à un modèle bien construit. Il tient à une chose plus fragile et plus exigeante : rester fidèle à la vie telle qu’elle se présente, ici et maintenant.
La vie n’arrive jamais bien rangée. Elle est souvent mêlée, imparfaite, parfois lourde. Elle ne demande pas qu’on la répare tout de suite. Elle demande d’abord qu’on la regarde avec attention. Être fidèle à la vie, ce n’est pas vouloir aller trop vite vers des réponses. C’est accepter de rester présent, même quand on ne sait pas encore quoi faire.
Cela demande une posture. Une manière de se tenir. Écouter avant de parler. Discerner avant d’agir. Accepter de ne pas tout comprendre pour ne pas perdre le lien. Ce n’est pas toujours confortable. Ralentir, aujourd’hui, demande du courage.
Si tu accompagnes quelqu’un, si tu enseignes, si tu travailles avec des personnes, tu connais peut-être ce moment où aucune solution parfaite n’existe. Dans ces moments-là, la cohérence ne vient pas d’un plan bien pensé. Elle vient du fait de rester là, attentif, humain, responsable.
Ce matin, je t’invite à cela. Pas à faire plus. Pas à mieux performer. Mais à être présent à ce qui est déjà là. La cohérence viendra plus tard. Comme un fruit discret de cette fidélité.




