On parle souvent de solidarité comme d’un moyen. Par exemple, on s’entraide pour réussir un projet d’école, pour organiser un événement ou pour traverser une période difficile. La solidarité devient alors un outil : elle sert à atteindre un objectif. Elle est utile, efficace, parfois stratégique. Mais si on regarde de plus près, on peut se demander : est-ce que la solidarité existe seulement pour arriver à quelque chose ? Ou est-ce qu’elle a une valeur en soi ? Quand un voisin aide un aîné simplement parce qu’il tient à lui, sans rien attendre en retour, la solidarité n’est plus un moyen. Elle devient une manière d’être. Elle est déjà le but.
La solidarité comme fin, c’est choisir d’être relié aux autres même quand il n’y a rien à gagner. C’est décider que le lien humain compte plus que la performance. Par exemple, dans un groupe, on peut travailler ensemble juste pour obtenir une bonne note. Mais on peut aussi choisir d’apprendre à se comprendre, à s’écouter, à se soutenir. Dans ce cas, le résultat compte, mais la relation compte encore plus. Quand la solidarité devient une fin, elle transforme notre manière de vivre ensemble. Elle ne sert plus seulement à réussir ; elle nous aide à devenir plus humains.




