mercredi 2 septembre 2026

Premier coucher de soleil de septembre


Le premier coucher de soleil de septembre annonce doucement un passage. L’été n’a pas encore tout à fait quitté le paysage, mais déjà la lumière change, les jours raccourcissent et la nature nous rappelle que toute saison porte en elle un mouvement de transformation. Peut-être est-ce aussi cela, s’épanouir : accueillir ce qui demeure tout en consentant à ce qui commence à changer.

mardi 1 septembre 2026

Le deuil, ou apprendre à porter autrement les personnes qui demeurent en nous

 

« Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants », écrivait Jean Cocteau. Cette phrase nous invite à regarder le deuil autrement. Perdre une personne ne signifie pas nécessairement devoir s’en détacher ou « tourner la page ». La relation se transforme. Elle peut continuer à vivre dans nos souvenirs, nos gestes, nos valeurs, nos récits et parfois dans notre manière même d’habiter le monde. Accompagner une personne dans son deuil, ce serait alors moins l’aider à laisser derrière elle ce qui a été perdu que lui offrir un espace où cette relation peut progressivement trouver une nouvelle place dans sa vie.

C’est dans cet esprit que nous amorçons à Connexions une réflexion sur une approche communautaire du deuil. Et si le deuil n’avait pas toujours besoin d’être pris en charge, mais d’abord d’être accueilli? Autour d’une personne endeuillée se trouvent des proches, des ami.es, des voisin.es, des pairs, des groupes et des organismes qui peuvent apprendre à être présents, à écouter et à marcher à ses côtés. Une communauté capable d’accueillir le deuil ne cherche pas à faire disparaître la peine. Elle crée des espaces où personne n’est obligé de la porter seul et où les liens avec les personnes qui nous ont quitté·es peuvent continuer à nourrir la vie.

dimanche 30 août 2026

Agir sans tout maîtriser


Nous avons souvent appris que pour avancer, il fallait savoir où nous allons, décider, planifier et garder la maîtrise de la situation. Pourtant, une part essentielle de la vie échappe à nos prévisions. Une rencontre inattendue, une parole qui nous déplace, une intuition qui surgit, un événement qui bouleverse nos plans peuvent ouvrir des chemins que nous n’aurions jamais imaginés. La sagesse ne consiste alors ni à renoncer à agir ni à vouloir tout contrôler. Elle nous invite à nous engager pleinement, à faire des choix et à donner une trajectoire à notre vie, tout en reconnaissant que le réel demeure plus vaste que ce que nous pouvons prévoir.

Cette posture demande une forme particulière de présence : avancer tout en restant disponible. Il s’agit d’écouter suffisamment pour que nos croyances, nos intentions et nos habitudes ne déterminent pas à elles seules ce que nous sommes capables de voir. C’est peut-être là que se rencontrent créativité et lâcher-prise : nous faisons notre part, puis nous laissons de l’espace à ce qui peut émerger de la relation avec les autres, avec les circonstances et avec nous-mêmes. Certaines des transformations les plus fécondes commencent précisément ainsi : lorsque nous cessons de demander au réel de correspondre entièrement à nos plans et devenons capables d’être surpris par ce qu’il nous offre.

samedi 29 août 2026

Accompagner : une autre manière d’être au monde

 

Et si accompagner ne consistait pas d’abord à aider quelqu’un, mais à apprendre une autre manière d’être en relation avec le monde? Nous avons souvent été formés à intervenir, prévoir, résoudre, orienter et maîtriser. Pourtant, vous connaissez probablement ces moments où aucune solution ne peut être imposée : une personne traverse un deuil, un proche vieillit, une communauté cherche son chemin, une organisation vit une transition, ou votre propre vie prend une direction inattendue. Accompagner commence peut-être précisément là : être suffisamment présent pour écouter ce qui cherche à émerger, sans prétendre savoir d’avance ce qui devrait advenir. Cela ne signifie ni passivité ni désengagement. Il s’agit plutôt d’une présence attentive qui soutient, relie et crée des conditions favorables, tout en reconnaissant que l’autre, la communauté et le réel possèdent leur propre devenir.

Cette posture peut transformer notre manière d’habiter nos relations, nos communautés et même nos institutions. Vous pouvez contribuer sans tout porter, prendre soin sans prendre en charge, vous engager sans vous rendre maître du résultat. L’accompagnement devient alors davantage qu’une compétence réservée aux professions d’aide : il devient une relation au monde fondée sur l’attention, la présence, l’écoute et une certaine confiance envers ce qui peut émerger entre nous. Peut-être pourriez-vous vous demander aujourd’hui : dans les relations et les projets auxquels je tiens, est-ce que je cherche surtout à déterminer ce qui doit arriver, ou est-ce que je sais aussi créer l’espace nécessaire pour que quelque chose que je n’avais pas prévu puisse advenir?

jeudi 27 août 2026

Et si vous deveniez animateur ou animatrice de Cercles de Pardon ?

 

Depuis quelque temps, je rencontre de plus en plus de personnes touchées par l’expérience des Cercles de Pardon et qui se demandent comment elles pourraient, à leur tour, contribuer à les faire vivre. Derrière cette question, j’entends souvent moins le désir « d’animer une activité » que celui d’offrir à d’autres un espace où il devient possible de déposer certains fardeaux, de guérir des blessures du cœur et de retrouver davantage de liberté intérieure.

Devenir animateur ou animatrice de Cercles de Pardon s’inscrit dans un cheminement. Les Cercles ont été créés par Olivier Clerc à partir de l’expérience fondatrice qu’il a vécue avec Don Miguel Ruiz. Leur animation repose sur un rituel précis, transmis dans le cadre d’une formation spécifique de l’Association Pardon International (API), et s’inscrit dans un esprit bénévole et non lucratif.

L’animateur ou l’animatrice devient ainsi gardien ou gardienne d’un espace et d’un processus. Cette posture demande à la fois présence, simplicité, respect du rituel et confiance dans ce qui peut émerger lorsque des personnes acceptent de faire ensemble un pas sur le chemin du pardon.

Si cette démarche résonne en vous et que vous aimeriez connaître les prérequis, le parcours de préparation ou les prochaines possibilités de formation, je vous invite simplement à communiquer avec moi. Il ne s’agit pas encore de s’engager, mais peut-être de commencer une conversation et de discerner si ce chemin est aussi le vôtre.