jeudi 5 février 2026

À toi, ma sœur Guylaine


 Tu es partie trop tôt,

avant de voir tes deux filles grandir,
avant de les voir devenir, à leur tour, des mères.
Il y a des absences qui ne se comblent pas.
La tienne fait partie de celles-là.

Tu étais une mère aimante,
attentive aux détails simples,
de celles qui aiment sans bruit
mais dont l’amour soutient longtemps après le dernier geste.
Tes filles, Natalie et Dominique, portent encore en elles
ta douceur, ta force tranquille
et cette manière bien à toi d’être là sans prendre toute la place.

La dernière chanson que je t’ai chantée,
c’était The Wind Beneath My Wings.
Je ne savais pas alors
que ces mots allaient m’accompagner si longtemps.
Aujourd’hui encore, ils disent vrai.
Tu es restée ce vent discret
qui aide à tenir debout
quand le courage hésite.

J’ai la chance de cheminer avec tes filles depuis ton départ.
À leurs côtés, je découvre que l’amour ne disparaît pas.
Il change de forme.
Il devient présence silencieuse, fidélité, souffle.
À travers elles, quelque chose de toi continue de vivre,
de grandir, de donner.

Tu me manques.
Pas seulement pour ce qui a été,
mais pour ce qui aurait pu être.
Et pourtant, je te sens encore là,
dans les moments où il faut aimer sans savoir,
dans ceux où il faut rester debout sans faire de bruit.

Tu es partie trop tôt,
mais tu as aimé pleinement.
Et cet amour-là, ma sœur,
je le porte encore,
je le transmets,
et il est toujours vrai aujourd’hui.

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