Il existe des rencontres silencieuses, presque imperceptibles, qui ne passent ni par les mots ni par les gestes. Elles se présentent simplement, comme une jonquille qui s’ouvre au cœur d’un sol encore fragile. On pourrait passer à côté sans s’arrêter. Et pourtant, si l’on prend le temps de regarder, quelque chose se déplace en nous. Une présence se réveille, une forme d’attention plus fine, plus humble, qui nous ramène à l’essentiel.
Ces rencontres-là n’ont rien de spectaculaire, mais elles transforment en profondeur. Elles nous rappellent que renaître ne signifie pas devenir autre chose, mais revenir à ce qui était déjà là, en attente. Comme la première jonquille du printemps, elles nous invitent à sortir doucement de l’hiver intérieur, à retrouver une simplicité oubliée, à renouer avec une part de nous qui sait encore écouter la vie lorsqu’elle parle bas.

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