mardi 31 décembre 2024

Cinq ans aujourd’hui : Au sommet de la pyramide du Soleil avec Don Miguel Ruiz

 

Il y a cinq ans, je gravissais les marches sacrées de la pyramide du Soleil à Teotihuacan, accompagné de Don Miguel Ruiz et de ses deux fils, Miguel Jr. et José. Chaque pas résonnait d’histoire, m’invitant à honorer non seulement la grandeur des civilisations anciennes, mais aussi le voyage intérieur que représente chaque étape de transformation personnelle.

Teotihuacan, lieu empreint de mystère et de sagesse ancestrale, dépasse le simple cadre d’un site archéologique. C’est un miroir de l’âme, un espace où les questions profondes trouvent un écho et où le silence recèle des réponses. Aux côtés de Donna et Michel, l’ascension de la pyramide s’est transformée en une métaphore vivante. Chacun de nous portait en lui des défis et des aspirations, mais une fois au sommet, nous partagions une vue qui transcendait nos individualités. Ce moment fut une véritable communion – avec la terre, le ciel et les enseignements intemporels de la sagesse toltèque.

Arrivé au sommet, Don Miguel Ruiz a partagé des paroles simples mais d’une force exceptionnelle, rappelant que la vie, tout comme cette ascension, est un voyage de retour à soi. Ses enseignements des Quatre Accords, que j’avais déjà intégrés dans ma pratique quotidienne, ont résonné avec encore plus de profondeur ce jour-là : Ne fais pas de suppositions, sois impeccable avec tes paroles, fais toujours de ton mieux, ne prends rien personnellement. Ces principes, exprimés avec humilité et clarté, sont devenus des repères essentiels dans mon cheminement.

En redescendant de la pyramide, j’ai emporté bien plus que des souvenirs. J’ai acquis une perspective renouvelée et un engagement renforcé envers le cheminement intérieur. Ce moment a influencé ma manière de guider, d’écouter et d’enseigner, me rappelant que chaque ascension, même ardue, mène à un sommet où clarté et paix se rejoignent pour ceux qui osent persévérer.

Aujourd’hui, en repensant à cet instant, je ressens une immense gratitude. Ce souvenir continue d’illuminer mon chemin, me rappelant que la croissance personnelle et spirituelle est un voyage continu, ponctué de moments de grâce qui redonnent sens et force à notre avancée.

Mon souhait pour la nouvelle année

 

En 2025, je nous souhaite de "faire monde" avec sagesse et amour. Que notre humanité se réalise pleinement en tissant des liens profonds avec tout ce qui nous entoure – humains, nature, et esprit.

Puisse cette nouvelle année être celle de l’équilibre, où nous apprenons à donner autant qu’à recevoir, à construire avec intention et à contempler avec gratitude. Que chaque geste, chaque mot, et chaque rencontre devienne une pierre posée pour bâtir un monde plus harmonieux, plus juste, et plus vivant.

Faisons de 2025 une année où notre manière d’être ensemble reflète la beauté de ce qui est possible lorsque nous agissons en résonance avec le vivant.

lundi 30 décembre 2024

Le poids du vase : Fragilité et résilience de la proche aidance

 


Une réflexion à la suite d’un entretien avec une personne proche aidante ce matin, et une manière de conclure mes apprentissages auprès des proches aidants pour l’année 2024. Une façon de parler de mon travail, comme le dirait Paul Ricoeur.

Ce matin, lors d’un entretien avec une personne proche aidante, j’ai été marqué par la profondeur de ses mots et la force tranquille qu’elle dégageait. Elle m’a décrit le poids qu’elle porte au quotidien, semblable à celui d’un vase précieux rempli d’eau. Chaque goutte d’eau reflétait les besoins, les attentes et les souffrances de la personne qu’elle accompagne. Mais, avec ce poids vient aussi une quête exigeante de perfection, où la moindre rayure ou éclaboussure semble symboliser un échec. Dans cet échange, j’ai perçu à quel point ce vase fragile représente la dualité constante de la proche aidance : la beauté du soin et la difficulté de le porter.

En réfléchissant à cette conversation, je me suis souvenu de l’invitation de Paul Ricoeur à « parler de son travail », c’est-à-dire à relier son expérience à une narration plus large qui lui donne du sens. Dans mon accompagnement des proches aidants, ce sens se construit dans l’écoute des récits, dans la reconnaissance des fragilités, et dans la valorisation des gestes du quotidien. Ces histoires de résilience et de vulnérabilité éclairent mon propre cheminement. Elles me rappellent que l’essence de ce travail n’est pas seulement dans les réponses que je peux offrir, mais dans la capacité à co-construire avec l’autre une manière d’alléger ce vase, un pas à la fois.

Alors que je conclus cette année 2024, je réalise que chaque entretien, chaque témoignage, a enrichi ma compréhension de la proche aidance. Ces récits m’ont appris que parler de ce travail, c’est aussi lui redonner une dignité. Comme le disait Ricoeur, c’est à travers cette narration que le soin devient une œuvre, non pas figée dans des actes isolés, mais vivante dans une relation pleine de réciprocité et de sens. À tous les proches aidants que j’ai eu l’honneur d’accompagner cette année, je rends hommage : vos récits ne sont pas seulement des témoignages de défis, mais des leçons de courage et d’humanité.

dimanche 29 décembre 2024

Le jardin des connexions vivantes : Une métaphore pour 2025

 


Dans mon jardin des connexions vivantes, je me tiens comme un jardinier attentif, observant trois espaces interconnectés, chacun vibrant d’une vie propre. D’abord, je vois les jeunes pousses, délicates et prometteuses, qui cherchent leur direction dans la lumière incertaine. Certaines hésitent, d’autres s’élancent avec vigueur. Mon rôle n’est pas de les forcer, mais de leur offrir l’eau du questionnement et la lumière de l’encouragement, tout en veillant à leur offrir la sérénité nécessaire pour croître à leur propre rythme. Je sais que chaque pousse a besoin d’un sol enrichi de patience et de soin, et ma mission est de cultiver ce terrain propice à leur épanouissement.


Un peu plus loin, je me tiens parmi les arbres robustes qui forment un bosquet aux racines entremêlées. Ce sont mes collègues, profondément enracinés dans un sol commun, partageant leur force à travers des réseaux invisibles. Ensemble, nous déployons un vaste couvert ombragé qui tempère les rigueurs du climat et abrite tout le jardin des tempêtes et des brûlures du soleil. Je ressens la puissance de cette synergie et comprends que seul, je ne pourrais accomplir autant. Tel un gardien vigilant des forêts, je contribue à renforcer nos racines communes pour que la forêt puisse accueillir de nouvelles générations de vie et continuer à s’épanouir dans sa diversité.


Enfin, dans un coin plus intime, je m’approche de fleurs délicates – les proches aidants – qui bravent les vents et les tempêtes. Bien que marquées par les épreuves, elles tiennent bon, enracinées profondément dans un sol nourri par leur résilience. Je m’assois près d’elles, attentif à leur langage subtil. Avec soin, je leur offre des tuteurs pour les soutenir et des abris pour les protéger des rigueurs extérieures. Je vois leurs couleurs s’intensifier à mesure qu’elles retrouvent leur force. En avançant dans ce jardin, je réalise que je suis aussi une part de cet écosystème vivant. Chaque geste que je pose est une semence, chaque parole une lumière, cultivant un espace de vie, de croissance et de transformation partagée.

vendredi 27 décembre 2024

La relation comme fondement : Le pont des lucioles

 

Imaginez une rivière sombre et profonde qui sépare deux villages. Les habitants des deux rives allument des lanternes pour communiquer dans l’obscurité, mais personne n’ose construire un pont. Un jour, un enfant commence à jeter des pierres dans l’eau pour faire un passage. D’autres enfants se joignent à lui, ajoutant des planches de bois, des cordes et des fleurs. Ce pont devient un lieu de rencontre où les villageois partagent leurs histoires, leurs rires et leurs chagrins.

Comme ce pont, la relation est ce qui nous permet de traverser les séparations, d’unir nos différences et de créer un espace commun où chacun peut être vu et entendu.