La nuit est déjà là, mais la lune n’est pas encore pleine.
Elle monte lentement dans le ciel, comme si elle prenait son temps.
Au bord d’une clairière, un loup s’arrête.
Il ne court pas. Il ne fait pas de bruit. Il est simplement là. Ses pattes touchent la terre froide. Son souffle est calme. Il écoute. Le loup n’a pas peur du silence. Il sait que le silence permet d’entendre ce qui est important.
Les humains, eux, ont souvent du mal avec le silence. Dès qu’il n’y a plus de bruit, ils prennent leur téléphone, parlent ou s’occupent. Ils évitent de rester seuls avec leurs pensées. Le loup fait l’inverse. Il reste. Il laisse ses pensées passer sans les suivre. Il écoute ce qui se passe autour et en lui.
La forêt est vivante. Une branche craque. Le vent souffle doucement. Tout semble calme, mais tout est en mouvement. Le loup ne cherche pas à contrôler la forêt. Il se rend attentif. Quand on prend le temps d’écouter, le monde répond autrement.
À un moment, le loup s’assoit. Ce n’est pas parce qu’il est fatigué, mais parce qu’il attend. Il sait que certaines décisions ont besoin de temps. Il y a des moments où il vaut mieux ne pas agir tout de suite, mais sentir ce qui est juste.
La meute n’est pas loin. Même seul, le loup fait partie d’un groupe. Sa solitude n’est pas une fuite. Elle l’aide à être prêt à rejoindre les autres sans colère, sans peur, sans confusion.
La lune devient plus brillante. Le loup lève la tête. Il n’hurle pas encore. Il attend que le bon moment arrive.
En attendant la pleine lune, le loup nous rappelle une chose simple :
prendre le temps de se taire pour mieux comprendre,
apprendre à être seul pour mieux être avec les autres,
et accepter l’attente pour faire des choix plus justes.

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