lundi 9 décembre 2024

Rappel : Les Toltèques démêlent les nœuds des Fêtes – Ce mercredi sur Zoom !

 

Un petit rappel pour notre rencontre spéciale autour du Jeu des Accords Toltèques, qui aura lieu :


Ce mercredi
De 19 h à 21 h
En mode Zoom (le lien vous a été envoyé par courriel – pensez à vérifier vos messages).

 

Au programme :

 

Explorer ensemble les cinq accords toltèques pour aborder les défis relationnels des Fêtes avec sérénité et bienveillance.

 

Découvrir des clés pratiques pour dénouer tensions et imprévus dans un esprit léger.

Partager des rires et des moments de complicité pour préparer des retrouvailles familiales plus authentiques et harmonieuses.

Nous avons hâte de vous retrouver pour ce moment interactif et chaleureux !

 

Venez avec votre bonne humeur, une tasse de thé ou de chocolat chaud, et votre curiosité pour explorer ces précieux accords ensemble.

 

À très bientôt,

Marquis

Réflexion matinale : L’ombre et la lumière des héritages

Ce matin, je prends un instant pour réfléchir avec vous à quelque chose de profondément humain et universel : la transmission de ce que nous portons, de ce que nous sommes.

Chaque génération, parfois sans s’en rendre compte, fait des choix. Elle décide de ce qu’elle veut illuminer et transmettre : des valeurs, des savoirs, des récits précieux. Mais elle décide aussi, consciemment ou non, de ce qu’elle laisse dans l’ombre, de ce qu’elle met de côté ou omet. Ces choix façonnent ce que nous devenons, individuellement et collectivement.

Ces pensées me ramènent à une question toute simple mais essentielle : qu’avons-nous choisi, chacun de nous, de transmettre autour de nous? Et qu’avons-nous laissé dans l’ombre? Parfois par oubli, parfois par protection, parfois parce que nous n’avions pas encore trouvé les mots pour en parler.

Mais aujourd’hui, j’ai envie de croire que nous pouvons choisir différemment. Qu’en éclairant ce qui nous tient à cœur, nous participons activement à construire un héritage plus riche, plus humain. Peut-être qu’une petite histoire que vous partagerez aujourd’hui, une valeur que vous mettrez en action ou simplement un moment d’écoute, pourra illuminer le chemin de quelqu’un d’autre.

Alors, je vous pose cette question, comme à moi-même : quelle lumière avez-vous envie d’allumer aujourd’hui? Et pour qui?

Merci de prendre ce moment avec moi, de réfléchir, de partager. Ce sont ces instants qui, je crois, tissent notre humanité commune.

Marquis

dimanche 8 décembre 2024

Les murmures de l’âme en 2024


En cette fin d’année 2024, je m’arrête un instant pour écouter les murmures de mon âme. Chaque rôle que j’ai habité cette année – enseignant, accompagnateur, coordonnateur, chercheur, et tout simplement être humain – m’a offert l’occasion de tisser un fil rouge précieux. Ce fil, fait de résonance et de transformation, traverse chaque rencontre, chaque récit partagé, chaque moment d’écoute attentive, et donne sens à tout ce qui a été vécu.

 Dans mes cours à l’Université Saint-Paul, j’ai senti les étincelles dans les regards de mes étudiants lorsque des idées prenaient vie et se connectaient à leur propre chemin. Enseigner, pour moi, ce n’est pas simplement transmettre un savoir, mais inviter à créer des espaces vivants où chacun peut découvrir et approfondir ce qui résonne en lui. L’intelligence émotionnelle, la dimension spirituelle du leadership, l’écoute et l’accompagnement de groupe ont été les clés pour explorer ensemble des questions essentielles. C’est dans ces moments d’échange que les murmures se transforment en voix, et que les idées prennent chair.

 

En tant que coordonnateur auprès des proches aidants en Outaouais, ces murmures se sont faits plus doux, parfois teintés de fatigue ou d’inquiétude, mais toujours porteurs d’une force silencieuse. J’ai été témoin du courage immense des proches aidants, de leur résilience et de la beauté des liens qui se créent lorsqu’ils trouvent un espace pour se raconter et se sentir compris. Ces moments d’entraide, qu’ils soient lors d’ateliers ou de simples conversations, m’ont rappelé que l’accompagnement est un acte de présence profonde, une manière d’honorer ces murmures en offrant un espace où ils peuvent s’épanouir.

 

Dans ma recherche doctorale, ces murmures ont pris une forme plus vaste, celle des récits invisibles et des tensions qui habitent les pratiques d’accompagnement des proches aidants. J’ai exploré la manière dont les urgences et les émergences, les dimensions systémiques et personnelles, s’entrelacent pour façonner des dynamiques complexes mais profondément humaines. Ces murmures collectifs m’ont guidé vers une quête de dignité et de transformation : comment pouvons-nous, en tant que communauté, créer des espaces d’accompagnement plus alignés, plus humains et plus porteurs de sens ?

 

Et sur le plan personnel, ces murmures ont résonné comme un appel intime et profond à devenir un bon ancêtre. Je découvre que vieillir, loin d’être une fin, est une invitation à écouter ces murmures plus attentivement, à les transformer en sagesse et en transmission consciente. Être un bon ancêtre, c’est pour moi semer des graines d’espoir et de résonance pour ceux qui suivront, tout en vivant pleinement chaque instant de cette transition.


En tissant ensemble ces dimensions de ma vie, je comprends que ces murmures de l’âme ne sont pas seulement les miens. Ils appartiennent à tous ceux que j’ai croisés cette année – étudiants, proches aidants, collègues, famille et amis – et à tous les récits que nous avons partagés. Ce fil rouge, tissé de ces voix et de ces silences, est une invitation à habiter le monde avec authenticité, à embrasser la complexité et à ouvrir des espaces où chacun peut grandir et s’épanouir.

 

Alors que 2024 s’achève, je ressens une profonde gratitude pour ces murmures qui m’ont guidé tout au long de l’année. Ils me rappellent que ce fil rouge ne se tisse jamais seul. Il prend vie dans chaque lien, chaque geste, chaque regard.

 

En regardant vers 2025, une question douce m’accompagne : Quels nouveaux murmures écouterons-nous ensemble ? Quelles histoires et quelles résonances enrichiront encore ce chemin collectif ?

 

Avec toute ma gratitude et mon affection,

Marquis Bureau

samedi 7 décembre 2024

Le feu qui éclaire et se propage : une lettre à un(e) mentoré(e)

Cher(e) mentoré (e),

Je me souviens des débuts de mon parcours d’enseignant, où une question résonnait en moi presque chaque jour : "Moi, j’enseigne, mais eux, apprennent-ils ?" Cette interrogation guidait chacun de mes cours, chacune de mes interactions. J’étais animé par une quête sincère : m’assurer que mon travail portait ses fruits. Je scrutais les réactions de mes élèves, cherchant à comprendre si mes paroles, mes méthodes, avaient trouvé un écho en eux. Cette question m’a poussé à grandir, à perfectionner mes approches, mais elle portait aussi un poids : celui de croire que tout reposait sur moi, sur ma capacité à transmettre.

Avec le temps, une autre question a émergé, tout aussi fondamentale, mais plus apaisante et riche de sens : "Que me reste-t-il à enseigner ?" Cette réflexion m’a permis de voir l’enseignement sous un autre jour. Ce n’est plus seulement une question de contenu ou de méthode, mais de posture. Elle m’a invité à accepter que ce que je sème aujourd’hui pourra peut-être éclore bien plus tard, dans des contextes que je ne verrai pas. Enseigner, ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des flammes, et parfois, ces flammes prennent vie bien après que nous avons quitté la pièce. Cette question m’a appris à valoriser l’accompagnement, la création d’espaces où les autres peuvent découvrir, explorer et tisser leurs propres récits.

Aujourd’hui, à ton tour, je sais que tu es peut-être habité(e) par cette première question : "Moi, j’enseigne, mais eux, apprennent-ils ?" Elle est naturelle et nécessaire, car elle te pousse à te surpasser. Mais je t’invite à faire une place à la seconde question : "Que me reste-t-il à enseigner ?" Ensemble, ces deux interrogations forment un équilibre précieux. L’une t’encourage à donner avec rigueur et passion, tandis que l’autre te guide vers l’essentiel : ce que tu inspires, ce que tu éveilles chez les autres. Et souviens-toi, l’enseignement est un acte de foi. Une foi en la capacité des autres à trouver leur lumière, même si tu ne peux toujours en être témoin. Alors, avance avec confiance, car en éclairant le chemin des autres, tu continues de nourrir le tien.

Avec toute mon admiration,

Marquis

Que me reste-t-il à enseigner ?

 

L’enseignement a toujours été une quête pour moi, un chemin fait de découvertes et de transformations. Depuis mes débuts modestes dans le sous-sol de ma maison familiale à Hanmer, jusqu’à mon rôle actuel à l’Université Saint-Paul à Ottawa, cette vocation a évolué en profondeur. Chaque étape de mon parcours, qu’elle soit locale ou internationale, m’a poussé à reconsidérer non seulement ce que j’enseigne, mais pourquoi et comment je le fais. Aujourd’hui, cette réflexion m’amène à poser une question fondamentale : que me reste-t-il à enseigner ?

Mes premiers pas dans l’enseignement ont eu lieu dans un cadre simple, mais riche de sens. Le sous-sol de ma maison à Hanmer, où j’improvisais des leçons pour mes proches, est devenu le symbole de mes débuts. À l’école Notre-Dame et à l’école secondaire Hanmer, j’ai découvert une passion pour l’apprentissage et une joie sincère à voir des idées se transformer en compréhensions nouvelles. Ces expériences ont marqué les fondations de mon engagement éducatif : un enseignement centré sur la curiosité, les relations et les petites victoires quotidiennes.

À Barrie, où j’ai commencé ma carrière dans l’enseignement supérieur, cette passion a pris une autre dimension. J’ai eu l’opportunité de participer à la création des collèges francophones en Ontario et de co-créer, avec une équipe extraordinaire, le Collège des Grands Lacs dans la région du centre et sud-ouest de l’Ontario. Ces expériences ont renforcé ma conviction que l’éducation peut être un levier puissant de transformation sociale. Par ailleurs, mon parcours m’a permis d’explorer l’éducation dans toutes les provinces et territoires du Canada et bien au-delà, m’offrant des expériences profondes au Liban, en Tunisie, aux Maldives et au Mexique. À chaque étape, j’ai appris que l’enseignement transcende les lieux : il s’agit d’un dialogue humain, un échange d’idées qui va au-delà des différences culturelles.

Aujourd’hui, à l’Université Saint-Paul, je me rends compte que l’enseignement ne se résume pas à transmettre des connaissances. Il s’agit d’ouvrir des espaces vivants où mes étudiantes et étudiants peuvent se découvrir eux-mêmes, tisser leurs propres récits et participer à des transformations collectives. Ce que je leur propose, ce n’est pas seulement un contenu à apprendre, mais un cadre pour habiter les tensions, explorer la complexité et imaginer de nouvelles possibilités. Ce n’est pas tant ce qu’il me reste à enseigner qui m’importe, mais plutôt comment je peux les accompagner dans ce voyage.

Je vois l’enseignement comme une danse entre savoir et découverte, une rencontre entre les cœurs et les esprits. Ce qu’il me reste à enseigner n’est pas une accumulation de contenus, mais une ouverture à la transformation partagée. Enseigner, c’est tisser ensemble des liens de sens, cultiver la curiosité, et accompagner les autres à naviguer la complexité avec courage et créativité. Ce voyage, que je partage avec mes étudiantes et étudiants, n’a pas de fin, car il s’enrichit à chaque étape, à chaque question, et à chaque émerveillement. C’est ainsi que je choisis d’avancer, dans l’humble certitude que l’enseignement est avant tout une aventure humaine en constante évolution.