jeudi 1 octobre 2026

Vieillir, c’est encore devenir

 

Le 1er octobre, Journée nationale des aînés, nous invite à reconnaître la contribution des personnes qui avancent en âge. Au Centre sur le vieillissement, la communauté et l’épanouissement humain de l’Université Saint-Paul, cette journée nous invite aussi à poser une question plus fondamentale : que signifie s’épanouir tout au long de la vie ? Vieillir n’est pas seulement accumuler des années, des expériences ou des souvenirs. C’est continuer à devenir. Une personne ne cesse pas d’être en mouvement parce qu’elle franchit un seuil d’âge. Elle continue d’aimer, d’apprendre, de perdre et de recommencer, de créer des liens, de transmettre et de découvrir des dimensions nouvelles d’elle-même. Célébrer les personnes aînées, c’est ainsi reconnaître ce qu’elles ont apporté et ce qu’elles apportent encore, mais aussi demeurer attentifs à ce qui cherche toujours à naître dans leur vie.

Cette perspective nous invite également à déplacer notre regard : plutôt que de demander seulement ce que nos communautés peuvent faire pour les personnes aînées, demandons-nous ce que nous devenons lorsque nous acceptons d’être transformés par notre relation avec elles. Les relations sont vivantes. Elles nous déplacent, nous enseignent et nous transforment mutuellement. C’est l’une des intuitions qui anime le Centre : penser le vieillissement non comme une réalité isolée de la vie communautaire, mais comme une expérience profondément relationnelle, capable de transformer les personnes, les communautés et même les institutions. Une société attentive au vieillissement ne se reconnaît donc pas seulement aux services qu’elle offre, mais aux espaces qu’elle crée pour que chacun puisse continuer à contribuer et recevoir, transmettre et apprendre, prendre soin et être pris en soin. Vieillir ensemble, c’est peut-être reconnaître que, jusqu’au bout, nous demeurons capables de relation, de transformation et d’épanouissement.

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