samedi 31 mai 2025

Là où le cœur s’ouvre, le lien se tisse


Ils sont venus d’ici et d’ailleurs, d’Ottawa-Gatineau, de l’Abitibi, du Témiscamingue, des Laurentides, de l’Estrie portant chacun une histoire, un souffle, un silence. Par routes droites ou sinueuses, parfois après des heures de voyage, ils ont répondu à l’appel du cœur : celui de se rassembler, non pas pour fuir le passé, mais pour l’habiter autrement.

Leur déplacement n’était pas seulement géographique. C’était un mouvement intérieur. Un choix de présence, de vulnérabilité, de disponibilité à l’inattendu. Dans le Cercle de Pardon, ils ont accepté de déposer un peu de ce qui pèse, d’écouter ce qui résonne, de s’ouvrir à ce qui guérit.

Ensemble, ils ont formé un cercle vivant fait de silences habités, de regards sincères, de gestes simples et de présences pleines. Un cercle où chacun, venue de loin ou de près, devenait un repère pour l’autre. Un lieu où l’on ose ne plus porter seul.

Et c’est peut-être cela, la beauté profonde du pardon : il commence souvent par un déplacement… vers l’autre, vers soi, vers un espace où l’on peut, enfin, respirer ensemble.

vendredi 30 mai 2025

Chère démocratie, fais-moi rêver


Fais-moi rêver d’une table où chacun aurait sa place, non pas par privilège ou par conquête, mais par droit d’être, tout simplement.

Fais-moi rêver d’un lieu où les voix les plus discrètes seraient entendues avant les plus fortes.
Où le pouvoir ne serait pas un sommet à défendre, mais une responsabilité à partager.

Chère démocratie, fais-moi rêver d’assemblées vivantes, où l’on débat sans se déchirer,
où l’on écoute pour comprendre, pas pour répliquer.
Fais-moi rêver de dirigeants qui se souviennent qu’ils sont d’abord au service du vivant,
du fragile, du futur et non de l’instant ou de leur image.

Fais-moi rêver d’une démocratie à hauteur d’enfant,
capable d’imaginer, de jouer, de réinventer le monde sans peur du ridicule.
D’une démocratie enracinée dans le cœur des territoires,
et non seulement dans les mots des technocrates.

Fais-moi rêver d’une démocratie lente parfois, mais juste.
D’une démocratie qui s’agenouille pour soigner,
qui se penche pour écouter,
et qui se lève pour défendre la dignité.

Chère démocratie, fais-moi rêver…
Parce que j’ai besoin, aujourd’hui, plus que jamais,
de croire qu’un autre « nous » est possible.
Un nous qui ne s’impose pas, mais qui s’invente ensemble.

Chuchotement de l’âme au lever du jour


 

mercredi 28 mai 2025

Là où l’on prend soin du lien, le conflit devient passage

 


Mieux vivre ensemble et apaiser les conflits en paroisse

Hier soir à Gatineau, nous étions plus de 50 participant.es réunis pour un atelier vibrant et profondément humain. Avec mon complice Michel, j’ai eu le privilège de coanimer cette rencontre autour de la paix, de l’écoute et du lien.

Un immense merci à l’Archidiocèse de Gatineau et à l’Institut Providence de leadership transformatif de l’Université Saint-Paul pour ce partenariat porteur.

Ensemble, nous avons exploré des pistes concrètes pour cultiver des relations plus justes et plus harmonieuses dans nos milieux paroissiaux.

Merci à chacune et chacun pour votre présence, vos partages et votre engagement.