lundi 16 février 2026

Le premier cours de psychatlogie de Jules


Ce matin-là, j’ai inscrit Jules à son premier cours de psychatlogie.

Il n’a rien dit. Il s’est simplement assis bien droit devant la télévision, comme s’il savait déjà que quelque chose de sérieux allait se passer.

À l’écran, un grand chat mangeait avec une concentration presque sacrée. Jules observait chaque bouchée, chaque mouvement de moustache, chaque silence entre deux crocs. Je l’ai vu pencher légèrement la tête, signe clair, chez lui, d’une intense activité intellectuelle. C’était le moment exact où la psychatlogie commençait.

Le cours portait sur un thème fondamental : Pourquoi les autres chats mangent-ils toujours quelque chose de plus intéressant que moi?
Jules a pris des notes invisibles. Avec ses yeux. Avec sa queue immobile. Avec cette gravité que seuls les chats savent adopter quand ils étudient l’essentiel.

À la fin, il s’est retourné vers moi, lentement. Son regard disait tout :
« Je comprends maintenant. Ce n’est pas de l’envie. C’est de la projection féline. »

La psychatlogie, ça remue beaucoup.

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