L'eau stagnante pourrit. L'eau qui coule se purifie dans son mouvement, dans sa marche. Elle se fraye un chemin, contournant les obstacles qui parsèment sa route. Elle obéit sans se plaindre aux pierres, aux rochers, et s'adapte aux divers profils des terrains. Au lieu de s'attaquer à eux, elle les contourne. Elle sait d'instinct qu'ils sont plus forts qu'elle. De cette façon, elle ne s'use pas ; elle glisse inexorablement entre les obstacles et court vers son destin, le fleuve, la mer, dont elle acquiert la force. En cela réside la leçon de l'eau. Cette eau qui contourne les rochers et les accidents terrestres n'est-ce pas à l'image de notre vie de voyageurs sur terre, côtoyant les obstacles et les affrontant de toutes sortes pour arriver à la Terre promise, lieu de notre destinée ?Source :Jean-Paul Simard, Pèlerinage aux sources de la vie
Photo : www.sxc.hu/photo/1118338