L’accompagnement que je cherche à transmettre ne vise pas à réparer les personnes, comme si quelque chose était brisé en elles. Il part plutôt d’une autre idée. Bien souvent, ce sont les milieux de vie, les organisations ou les relations qui deviennent difficiles à habiter. Trop rapides, trop exigeants, parfois déshumanisants. Dans ces contextes, accompagner ne veut pas dire prendre en charge ni décider à la place de l’autre. Cela veut dire soutenir sa capacité d’agir, sa capacité de faire des choix et de reprendre une place active dans sa propre vie.
Cette capacité d’agir est parfois fragilisée par la fatigue, les épreuves ou le sentiment de ne plus compter. L’accompagnement consiste alors à créer des conditions justes pour que la personne puisse retrouver du pouvoir sur ce qui la concerne, à son rythme et selon ce qui fait sens pour elle. Il ne s’agit pas d’imposer une solution, mais d’ouvrir un espace où la parole, la relation et la confiance permettent de redevenir acteur ou actrice de sa vie. Accompagner, dans cette perspective, est un geste simple et exigeant à la fois. Être présent, reconnaître les contraintes réelles et marcher aux côtés de l’autre pendant un bout de chemin.

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