Ce matin, alors que le silence s’étire et que le jour s’élève lentement, je me pose une question qui revient souvent, discrète mais persistante : Pourquoi j’enseigne ?
Ce n’est pas tant une transmission de savoir qu’une quête partagée. Enseigner l’écoute, c’est créer un espace où la parole et le silence se répondent, où chacun peut se reconnaître à travers la présence de l’autre. C’est une invitation à être pleinement là, à habiter chaque échange avec conscience et authenticité.
Je crois que l’écoute est plus qu’une compétence : elle est un chemin, une posture intérieure qui façonne notre manière d’être au monde. À travers mon enseignement, je ne cherche pas à offrir des techniques figées, mais à ouvrir un espace d’exploration dialogique, où l’expérience rencontre la réflexion, où chaque moment devient une occasion d’apprendre à voir autrement, à sentir plus finement, à entrer en relation avec plus de justesse.
J’enseigne pour cultiver un terrain fertile où la confiance, l’intelligence collective et la profondeur des échanges peuvent grandir. Parce que dans un monde saturé de bruit et d’immédiateté, l’écoute véritable est une forme de résistance et un acte de transformation.
Alors, chaque matin, je me rappelle que mon enseignement n’est pas une finalité, mais une pratique vivante, en mouvement, nourrie par ceux et celles qui y prennent part. Et c’est dans cet échange, ce dialogue continu, que je trouve ma raison d’être.
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