En 2025, j’ai compris que mon odyssée n’était pas un voyage vers une arrivée, mais un apprentissage à rester en chemin, comme lorsqu’on marche en forêt sans chercher la sortie tout de suite, en apprenant à lire les sentiers, à écouter le vent et à respecter le rythme de ses pas. Cette année, j’ai souvent eu envie d’aller plus vite, de donner une réponse, de régler une situation, de fermer une question. Pourtant, chaque fois que je me pressais, quelque chose se refermait. À l’inverse, quand je prenais le temps d’écouter, un étudiant hésitant, un groupe en tension ou un organisme fatigué, quelque chose s’ouvrait. Rester en chemin, c’est accepter de ne pas toujours savoir, comme lorsqu’on accompagne quelqu’un qui traverse une épreuve et qu’on choisit de marcher à ses côtés plutôt que de lui dire quoi faire. J’ai appris que la résilience ne ressemble pas à un héros qui se relève seul, mais à des personnes qui avancent ensemble, parfois lentement, parfois en silence. En 2025, j’ai cessé de croire qu’enseigner ou accompagner, c’était conduire les autres à destination. J’ai compris que c’était plutôt leur rappeler, et me rappeler, qu’ils ont le droit de marcher encore, même quand le chemin n’est pas clair.

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