Entrer vraiment dans un Cercle demande un changement intérieur. Il faut accepter de ralentir, d’écouter autrement, de ne pas tout contrôler. Cela demande aussi de faire confiance à ce qui se passe, même si tout n’est pas clair au début. Ce passage ne peut pas être forcé. Il se développe avec le temps, par l’expérience. Le Cercle ne se dirige pas comme un outil. Il devient vivant quand on est pleinement présent, attentif et ouvert. Et ce mouvement commence toujours en nous.
Accompagner en lien avec la vie. Professeur, chercheur et praticien à l’Université Saint-Paul, j’explore les conditions qui permettent aux personnes, aux groupes et aux communautés de traverser les changements, de créer du sens et de s’épanouir. Ce blogue est un carnet de recherche et d’expérience autour de l’écoute, du vieillissement, de la proche aidance, de la vie relationnelle et de l’humanisation des organisations..
samedi 4 avril 2026
Quand le Cercle devient une forme vide
Aujourd’hui, on voit des cercles un peu partout. On place les chaises, on invite les gens à parler, on crée un cadre. Tout semble correct. Et pourtant, il peut manquer quelque chose d’essentiel. Le Cercle est facile à reproduire en apparence. Mais ce qui le rend vivant ne se voit pas. Ce n’est pas la disposition des chaises qui fait la différence, c’est la qualité de présence des personnes. Sans cela, les paroles passent, mais elles ne touchent pas vraiment. Le silence est là, mais il ne soutient rien. Le Cercle devient alors une simple activité, au lieu d’un espace de transformation.
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