mercredi 30 septembre 2026

La vérité avant la réconciliation


En ce 30 septembre, Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, je reviens à une idée simple : il est difficile de parler de réconciliation sans d’abord accepter d’écouter la vérité. Écouter les récits des survivantes et survivants des pensionnats, reconnaître les blessures transmises aux familles et aux communautés, mais aussi accepter que cette écoute puisse remettre en question certaines de nos façons de comprendre notre histoire, nos institutions et nos relations avec les peuples autochtones.

La réconciliation ne se limite donc pas à se souvenir ni à poser les bons gestes une journée par année. Elle nous invite à entrer autrement en relation : écouter avant de répondre, apprendre avant de proposer, reconnaître avant de chercher à réparer. Peut-être commence-t-elle lorsque nous cessons de demander seulement ce que nous pouvons faire et que nous acceptons aussi de nous demander ce que la vérité entendue aujourd’hui pourrait transformer en nous.

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