vendredi 2 janvier 2026

Entre science et spiritualité : apprendre à marcher avec ce que l’on comprend

 

Question
Marquis, toi qui œuvres dans un milieu scientifique, comment expliques-tu ton lien avec la dimension spirituelle?

Réponse
La science m’aide à voir clair. Elle m’aide à comprendre le monde, les relations humaines, les systèmes et leurs effets. Elle éclaire ce qui est vrai, mesurable, observable. Mais la science ne me dit pas comment vivre avec ce que je vois. Elle ne me dit pas comment rester humain devant la souffrance, l’injustice ou la complexité qu’elle met en lumière.

C’est là que la dimension spirituelle prend place. Elle se déploie dans l’espace entre la lucidité et l’engagement. Un espace où l’on choisit comment répondre à ce que l’on sait, comment agir avec responsabilité, comment rester fidèle au vivant. La science éclaire le chemin, mais c’est la spiritualité qui nous apprend à marcher, pas à pas, avec conscience et respect.

J’ai dit oui à enseigner à l’Université Saint-Paul parce qu’on m’y offrait la possibilité d’explorer la dimension spirituelle du leadership en accompagnement de groupe. Ce oui a ouvert un chemin que je n’avais pas entièrement prévu. Il m’a conduit vers des cours sur l’écoute, sur l’intelligence émotionnelle, sur la présence et la relation. Autrement dit, vers des manières d’apprendre non seulement à comprendre, mais aussi à accompagner et à prendre soin.

Pour moi, science et spiritualité ne s’opposent pas. Elles se complètent. La science nous aide à voir juste. La spiritualité nous aide à vivre juste.

jeudi 1 janvier 2026

Marcher avec le lien, le sens et la joie

 

En ce premier janvier 2026, le monde ne s’est pas arrêté pour moi. La neige est tombée comme d’habitude, le jour s’est levé tranquillement, et pourtant quelque chose est neuf. J’ai l’impression d’entrer dans l’année avec trois compagnons discrets : le lien, le sens et la joie.

Le lien, c’est le fil invisible qui me relie aux autres. Je le sens quand une parole apaise, quand un silence respecte, quand une présence suffit. Le sens, lui, n’est pas un plan bien organisé. Il ressemble plutôt à une trace dans la neige : on la suit pas à pas, sans toujours savoir où elle mène, mais en sentant qu’elle va quelque part de juste. Et la joie n’est pas une explosion. C’est une petite chaleur intérieure, celle qui me dit que je suis encore vivant dans ce que je fais.

Pour 2026, je ne cherche pas à courir plus vite ni à faire mieux que les autres. Je choisis d’avancer attentivement, en prenant soin du lien, en laissant le sens se révéler, et en reconnaissant la joie quand elle se présente. C’est ma façon simple d’entrer dans l’année.